Profitant d’une nature riche et luxuriante, Madagascar offre à ses visiteurs l’occasion d’admirer son exceptionnel patrimoine. Située dans l’Océan Indien, à l’Est de l’Afrique, cette quatrième plus grande île du monde est spécialement appréciée pour ses paysages, l’accueil chaleureux de sa population, la diversité de ses valeurs culturelles.
Le climat à Madagascar
Madagascar est marquée par deux saisons climatiques, à savoir l’hiver (avril à octobre) et l’été (novembre à mars). Durant la saison estivale, il pleut abondamment sur l’île donc il faudrait partir à la découverte du pays aux environs du mois de mai jusqu’à octobre.
Néanmoins, les diverses régions de l’île présente un climat très contrasté. Sur les Hautes Terres (abritant Antananarivo, la capitale de l’île), par exemple, la saison des pluies ne durent qu’environ quatre mois alors que sur la côte est, il pleut quasiment toute l’année.
Madagasgar pour un séjour nature
Plus connue et plus appréciée par la diversité de sa faune et de sa flore, par la richesse de sa culture, Madagascar s’est vu doter de 46 aires protégées réparties aux quatre coins de l’île et qui fourmillent toutes d’espèces rares.
Vous pourrez, entre autres, visiter la réserve spéciale de l’Ankarana (au Nord) qui est tapissée de sommets de calcaire, plus connus sous le nom de Tsingy. Au Coeur du parc, on retrouve six espèces de lémuriens, plusieurs espèces d’oiseaux ainsi que des geckos, caméléons et crocodiles. Par ailleurs, avec ses 5 000 km de côtes quasiment préservées, Madagascar offre des sites aquatiques qui se prêtent à toute sorte d’activités balnéaires en passant par la détente au soleil à la plongée sous-marine. L’île Sainte-Marie accueille de juin à septembre, les baleines à bosse qui s’y reproduisent et mettent bas.
Fêtes et manifestations
Les manifestations culturelles et fêtes coutumières ne manquent pas d’étonner les visiteurs de la Grande île. Voici quelques exemples de fêtes coutumières malgaches : le « Fitampoha » ou le bain des reliques royales Sakalava pour solliciter les grâces des ancêtres royaux, le « Sambatra » ou la circoncision collective Antambahoaka.
Un touriste qui voyage à Madagascar dépense en moyenne Ar 1.500.000 ou 556 Euros. L'unité monétaire de la Grande Ile étant l’Ariary (Ar), 1 € s’achète actuellement à Ar 2700. La vie à Madagascar n’est pas onéreuse donc même si vous n’avez qu’un petit budget en poche, vous pouvez partir à sa découverte. Pour une chambre double, les prix varient entre Ar 15 000 (5,56 €) et Ar 100 000 (37 €) et plus. Quant à la restauration, il faudra débourser entre Ar 10 000 (3,7 €) et Ar 25 000 (9,26 €) et plus.
Madagascar et son jeu traditionnel : le Fanorona
Jeu de société de loin la plus ancienne de la Grande Ile, le Fanorona est considéré aujourd’hui comme le jeu national des Malgaches. Le jeu trouve son origine dans les pays arabes aux environs de 3 000 ans avant notre ère et, a été ensuite exporté vers le pays à partir du XVIIème siècle.
Contrairement au jeu d’échecs, le Fanoranora bien que stratégique est plutôt pacifique. Lorsque vous gagnez, par exemple, vous devez donner à votre adversaire une chance de se racheter.
On pourra distinguer trois sortes de Fanorona : le Fanoron-telo qui se joue avec une 3 x 3 grille, le Fanoron-Dimy avec une grille 5 x 5 et le Fanoron-Tsivy appelé communément Fanorona qui est le plus joué à travers toute la région de l’Ile.
Les régles de ce jeu de Madagascar
Jouer au Fanorona ne nécessite pas de matériels compliqués. Il vous suffit de tracer un tableau (à même le sol et avec une pierre marquante) de cinq rangs et de neuf colonnes et de vous procurer des pierres (pouvant être remplacées par des graines) de deux couleurs différentes. Les pierres seront au nombre de 44 pour chaque joueur (22 pour une couleur et les 22 autres pour une autre couleur de votre choix). A noter que le tableau de jeu sera également composé de lignes diagonales qui partent des bouts des lignes impaires. Au centre du tableau (le lakam-be), le point sera vide au début de la partie.
Le but du jeu sera donc de capturer le maximum de pierres appartenant à l’adversaire, ainsi d’éliminer tous les pions ennemis. Une autre stratégie consiste à ne pas permettre à son adversaire de capturer son pion facilement.
Comment y jouer ?
Les deux joueurs déplacent alternativement leurs pions et ceci en suivant les tracés du tableau. Comme pour les échecs, un joueur qui peut encore prendre les pions de son adverse peut continuer à jouer. Au tout début de la partie, en sachant qu’un carré du tableau contenant cinq ouvertures (avec les diagonales), le premier joueur peut donc attaquer de front (vaky loha), faire une prise avant (fohy) ou une prise arrière (kobana) ou effectuer une attaque oblique venant de la droite (havanana) ou de la gauche (havia).
Comme l’on a indiqué antérieurement, le vaincu lors de la première partie se voit accorder une revanche appelée VELA pour se rattraper. Le but du Vela c’est d’arriver au scénario : 5 pions au vainqueur et 22 pions au vaincu.
Se déplacer à Madagascar
Concernant le transport, l’impraticabilité des routes (qui constitue cependant une source d’attractivité potentielle pour les touristes) empêche d’explorer certaines parties de l’île, surtout durant la saison des pluies. Vous pourrez y trouver des taxis brousse (desservant presque toute l’île), des taxis ville, des taxis be (bus),…Certaines localités ne sont pas accessibles en voiture mais seulement en avion.
Baobabs au lever du soleil © Gudkov - Village de montagne à madagascar © Eugen Haag

